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巴黎凯布朗里博物馆与中国博物馆从6月19日至9月30日联合举办《味蕾的诱惑——中国饮食和烹饪》展(Les séductions du Palais, cuisiner et manger en Chine ),用150多件来自吉美博物馆和中国国家博物馆的陶器,青铜,漆器,瓷器等不同类型的饮食用具藏品,按照时间的顺序简介中国7千年来不断发展变化的饮食历史。此次展览是中国国家博物馆成立后在欧洲举办的第一个大型展览,明年6月至8月凯布朗里博物馆将在北京举办《面具——灵魂之美》的展览,这也是中法文化交流的一次重要的活动。
对法国人来说,遥远东方的中国饮食传统文化豪华而充满神秘,与欧洲的宫廷饮食方式截然不同。此次在凯布朗里举办的《味蕾的诱惑——中国饮食和烹饪》展览挑选了代表中国不同朝代的特点饮食用具,器皿,来对中国博大精深的饮食文化做简单的介绍,整个分为两个部分展开:第一部分按照历史的顺序,分6个小展区,介绍中国不同朝代的饮食特点,从新石器时代的生食到熟食;青铜器时代的饮酒;汉代的宴会庆典;唐代时期的异国食品的传入;宋朝时期饮茶的普及和清末皇帝的御膳房,让大家了解中国人从古至今重视饮食,从帝王的宴请,祭祖的仪式都与饮食有关,而且菜的名字有象征的意义。
第二部分,由当代艺术家团体Pleix为配合凯布朗里博物馆此次展拍摄的视频作品,他们以中国“圆形旋转餐桌”作为其创作的主题。
《味蕾的诱惑》展的策划人让保尔 德斯霍施(Jean Paul Desroches )介绍说大家都知道饮食在中国文化中占非常重要的位置,在大街上老百姓见面的第一句话经常是“您吃了吗?”人们每逢节日,诞辰,婚礼, 葬礼等重要事件都会举办盛大宴席,历史上皇宫贵族更有其餐饮的习俗规定,中国朝代的更替也影响着饮食习俗的变迁。
从公元前7千年开始
谷物与酒
《味蕾的诱惑》展从周朝有古文字记录的夏朝开始,介绍中国的三皇五帝的传说:炎帝发明了农业,创造了最早的烧烤陶器技术;黄帝找到了5种谷物,还发明把海水蒸发干,制造了食盐;而尧舜朝廷中的农业主事管后稷发明了用谷物酿造酒。大家可以看到展出的早期使用的陶器与饮酒使用的酒具,如展出的一个灰陶鼎,通过文字解说让人了解到中国以农业为本的社会,谷物一开始添饱了人的肚子后,多余的谷物被用来酿酒。
随后出现的人们对青铜器制造工艺的掌握与形成的中央集权国家有关,青铜作坊代替了陶窑,一般靠近皇城帝王居所附近,帝王使用祭奠大典的器皿上雕刻着文字。从商朝开始在祭奠祖先的仪式上和宴会上,饮酒已经成为十分重要的习俗,《味蕾的诱惑》展主要使用青铜酒器说明商朝饮酒盛行的文化,当时的宴会规矩已经非常严格,带脚的酒器摆放在席地进餐人的前面,上菜的顺序也是从饮酒,上鱼,肉和蔬菜,最后才是谷物。每个装食物的器皿有特定的名称,如炖的肉用三足“鼎”来盛,“簋”来放谷饭,随后,三足的“鼎”和“簋”也成为王权的象征,“九鼎”一词的使用也对应了只有君主才能享用九道菜肴习俗。
汉俑
根据汉代墓葬出土文物的考古发现,汉代的宫廷和贵族家里,厨房独立在接待室外,烹饪通常是男人的工作,这个传统一直延续到今天。厨师开始把食物切小,剁碎,这不仅容易做熟,而且容易被筷子夹起来,同时烹饪的方式也更加多样化:烫,清蒸,火烤,炒,煎,炸等。此时的漆制食器代替了青铜食器,青铜器则仅限于制造兵器了。在《味蕾的诱惑》展有汉代陪葬的陶瓷人偶,展示死者生前有着不同的音乐,舞蹈宴会娱乐活动。
面食的产生
唐代首都长安也是当时的“丝绸之路”的终点站,许多外来的食品如黄瓜,芝麻,核桃等随着中西商品的交往进入了中国,而且随着石磨的使用,人们磨面,出现了面包,饼和面条,然后出现了蒸出来的馒头和在热汤里的馄饨等。宫廷的餐桌上也出现了异国情调的食器:椰壳雕刻的罐子,犀牛角雕刻的杯子等。
米与茶
宋朝时期的都市生活继承了唐代时期的繁华,由越南引进的大米种植技术,每年的两次收获充实了人们的食品,带来了人口的不断增长。此同时人们开始大面积种植茶叶,茶也从只有皇帝可以享受的宫廷饮食进入了民间,成为众人的日常生活必需品。
御膳
根据《周礼》的记载,在公元1千年前,宫廷的御膳房就已经雇佣2千多人。到了18世纪,中国的最后皇朝——清朝时,紫禁城里的侍从已达到6至9千人,御膳房平均每天提供午餐,点心,晚餐等共1万2千分餐点。《味蕾的诱惑》展出的白瓷,象牙,玉石等餐具能让参观者体会到当时的皇帝用具的奢华尊贵。
围绕展览的活动
7月8日下午2点半举办中国茶叶表演。
9月8日晚6点;中国厨师和法国厨师联手为观众准备带有中国风味的菜肴。
2013年6月17日至8月16日,凯布朗里博物馆将在北京国家博物馆举办《面具——灵魂之美》展,揭示世界不同文化如何通过塑造鬼神的面具来与无形的神灵沟通。RFI
http://www.chinese.rfi.fr/%E9%AD%85%E5%8A%9B%E6%B3%95%E5%85%B0%E8%A5%BF/20120619-%E4%B8%AD%E5%9B%BD%E5%91%B3%E8%95%BE%E7%9A%84%E8%AF%B1%E6%83%91%E5%B1%95
http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/06/20/la-chine-vue-des-cuisines_1721775_3246.html
[Dans une pièce du Musée national de Chine, place Tiananmen à Pékin, des employés manipulent avec précaution des porcelaines, des bronzes ou des grès... Ils les sortent de leurs coffres, qui vont bientôt voyager. Car c'est une première mondiale : jamais autant d'objets d'art ne seront sortis du territoire chinois. Le Musée national de Chine a prêté plus d'une centaine d'oeuvres extraites de leur collection "Chine ancienne" pour participer à l'exposition "Les Séductions du palais. Cuisiner et manger en Chine", qui vient d'ouvrir à Paris, au Musée du quai Branly. Complétée par des pièces du musée parisien des arts asiatiques Guimet, l'exposition se tiendra jusqu'au 30 septembre prochain.
C'est la première fois qu'un musée européen accueille une exposition du Musée national de Chine, un mastodonte de 200 000 m2 qui, depuis 2003, rassemble les collections du Musée de la révolution chinoise et celui de l'histoire chinoise.
En 2013, ce sera au tour du Quai Branly d'y présenter une partie de ses collections au public de la République populaire et d'y emmener ses masques les plus prestigieux. Ce qui est surprenant, c'est que, pour une première, ce sont des vaisselles et des plats de cuisine qui vont être montrés en France.
Pour Jean-Paul Desroches, sinologue et commissaire de l'exposition, rien d'étonnant à cela : "En Chine, expliquait-il lors de ce voyage à Pékin en mars, alors que nous admirions une série de céramiques de la Cité Interdite, 70 % des objets sont liés à l'alimentaire, le reste provient de la calligraphie ou de la sculpture... Ce qui est assez logique : tout Chinois est un estomac ambulant." La généralité peut faire sourire, mais, en déambulant dans les rues de Pékin, force est de constater que l'on peut y manger à toute heure : là un jeune homme porte des paniers de raviolis vapeur, une jeune femme vend des brochettes. Mais surtout, dans les restaurants, la variété des mets laisse à penser que la cuisine chinoise servie dans les restaurants asiatiques de nos villes est une belle imposture, en tout cas une cuisine sans doute faite pour plaire aux palais des Européens.
Cela dit, qui a déjà entendu parler d'un restaurant "européen" ? Ne parle-t-on pas de cuisine italienne, française ou espagnole ? En Chine, c'est pareil : les restaurants "asiatiques" n'existent pas. On goûte soit la cuisine épicée du Sichuan, les vapeurs de Canton, le canard laqué de Pékin, que l'on mange, une fois découpé, enroulé dans une galette de riz, soit les marinades de poisson de Shanghaï. Les différents plats sont posés sur un plateau en verre tournant, et chaque convive se sert en faisant bien attention de ne pas priver son voisin en tirant le plateau trop vite vers soi. On ne se goinfre pas à Pékin, mais "manger du riz à la fin de son repas, précise Jean-Paul Desroches, c'est signifier à son hôte qu'on a été mal nourri".
Au Musée du quai Branly, une installation vidéo conçue par le collectif d'artistes contemporains Pleix reprendra ce concept des "tables tournantes" pour faire découvrir les trente-deux recettes auxquelles le musée compte initier ses visiteurs.
En plus de l'exposition des contenants déclinés en fonction des matières et des dynasties de l'empire du Milieu, "Les Séductions du palais" proposent différents ateliers à ses visiteurs-convives. Entre cérémonie du thé le dimanche 8 juillet, visites contées tous les dimanches et un "before" avec des chefs cuisiniers le vendredi 6 juillet. L'exposition des objets suffit, elle-même, à mettre l'eau à la bouche. Le plus ancien plat date de la période néolithique, un tripode datant de 7 000 ans avant J.- C. où l'on collectait le riz. Les Chinois inventèrent le brasero 250 ans avant notre ère, pour y cuire des brochettes : les Han en étaient très friands.
Parmi ces arts de la table, on trouve des récipients à alcool en argent doré, gravé, ciselé par des Iraniens venus travailler à la cour de Shanghaï, des petits plats de service en grès pour les épices, des bols en porcelaine à décor floral de la dynastie des Ming, une jarre en porcelaine où est peint un extrait du roman classique La Chambre de l'Ouest publié à Nankin. "En Chine, un prince se caractérise par la qualité de sa vaisselle", résume Jean-Paul Desroches. |
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